La pollution de l'eau

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Sommaire :

-les eaux courantes

-les aménagements et les exploitations

-les polluants persistants

-les polluants dégradables

-les autres types de polluants

-les pollutions accidentelles

-les eaux souterraines

-les conséquences de la pollution de l'eau

-Les solutions

-liens

Aujourd’hui, bien rares sont les régions du monde épargnées et les milieux aquatiques continentaux non pollués.

On estime ainsi que la moitié des fleuves et des lacs européens et nord-américains est gravement polluée.

Quant aux nappes phréatiques, bien qu’alimentées uniquement par infiltration, elles ne sont pas épargnées : les polluants peuvent mettre longtemps à les atteindre, mais y demeurer des dizaines d'années si la circulation de l’eau est lente. Leur pollution n’est donc pas immédiate, mais son effet est plus durable et difficilement réversible.

Les cours d’eau ont été de tout temps le réceptacle des eaux usées et des déchets en tout genre.
Les pollutions les plus anciennes sont celles dues aux matières fécales et organiques. Puis une certaine salinisation des eaux continentales due au lessivage des déchets miniers est apparue, suivie au tournant du XXe siècle par un début de pollution métallique liée au développement industriel.
Mais avec l’augmentation de la population, l’urbanisation croissante, l’industrialisation, et l’intensification de l’agriculture, les usages de l’eau se sont multipliés et sa consommation a connu un formidable accroissement. Ce développement s’est accompagné d’une inévitable augmentation des rejets ménagers, agricoles et industriels : au fil du temps, les taux de pollution des milieux aquatiques se sont accrus et de nouveaux types de pollution sont apparus telles les pollutions radioactives et thermiques.


Tous les polluants ne présentent pas les mêmes risques pour les écosystèmes.

Un milieu aquatique est dit pollué lorsque son équilibre a été modifié de façon durable par l’apport en quantités trop importantes soit de substances plus ou moins toxiques, d’origine naturelle ou issues d’activités humaines, soit encore d’eaux trop chaudes.


Certains polluants sont biodégradables. Un écosystème est riche en espèces animales et végétales et en micro-organismes, il peut naturellement transformer et éliminer, en partie ou en totalité, les substances biodégradables qu’il reçoit et d’assurer ainsi le maintien de son équilibre et de la qualité de ses eaux. Mais, si l’abondance de ces substances se retrouve en excès, ses capacités d'autoépuration ne suffisent plus.
L’agent polluant ne peut plus être éliminé assez rapidement et il s’accumule, rompant progressivement l’équilibre dynamique naturel du milieu aquatique, et peut même devenir toxique. On dit alors qu’il y a pollution.
D’autres agents polluants, comme les plastiques, les métaux et certains pesticides, ne sont pas ou peu biodégradables. L'autoépuration est alors inopérante et ces substances s’accumulent dans l’écosystème, intoxiquant les espèces vivantes qui les ingèrent. Certaines de ces substances, comme les métaux lourds ou les pesticides, s’accumulent dans les organismes.

La pollution de l’eau touche tous les écosystèmes qui se trouvent à proximité du cours d’eau en entraînant des dégâts irréparables.

Ces pollutions peuvent entraîner divers types de nuisances : augmenter la mortalité de certaines espèces animales ou végétales jusqu’à parfois les faire disparaître, altérer leurs capacités physiologiques, détériorer la qualité de l’eau au point de la rendre impropre à certains usages, comme l’alimentation humaine.

Dans les pays industrialisés, la pollution des cours d’eau a pris une ampleur nouvelle et inquiétante durant la seconde moitié du XXe siècle À partir des années 1950, l’utilisation d’engrais et de pesticides a fait apparaître une pollution particulière, l’eutrophisation, due à des apports excessifs de nutriments dans les milieux aquatiques.

Mais cette dégradation constante de la qualité des eaux continentales et, simultanément, la difficulté grandissante à traiter ces eaux pour les rendre potables ont progressivement fait évoluer les consciences. Des mesures de protection ont commencé à être prises. Depuis quelques années, le développement de plus en plus généralisé de l’assainissement des eaux usées et des effluents industriels tend à progressivement limiter certains dommages causés aux écosystèmes aquatiques.

Il n'est pas toujours facile d'identifier les sources de pollution ni d’estimer leurs effets respectifs, qui dépendent à la fois de la nature et de la concentration du polluant et de l’écosystème considéré, les phénomènes en jeu étant fort complexes. Il est donc souvent difficile de déterminer, pour chaque substance toxique, une concentration maximale acceptable pour un écosystème. Il n’existe d’ailleurs aucun consensus sur les seuils à ne pas dépasser. Dans les rares cas où les lois fixent des normes, celles-ci varient selon les pays.

 

LIENS :

http://www.ec.gc.ca/water/fr/manage/poll/f_poll.htm
http://www.environnement.gouv.fr/actua/cominfos/dosdir/DIREAU/dosde.htm
http://www.jhuccp.org
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/decouv/degradation/menuDegrada.html
http://www.eau-rhin-meuse.fr/
http://www.rnde.tm.fr
http://www.oieau.fr